
F.A.Q. (Foire Aux Questions)
Sur l'art et la démarche
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Qu'est-ce que l'art abstrait exactement ?
L'art abstrait ne cherche pas à imiter le monde visible — il en capte l'invisible. Ce qui m'intéresse, c'est l'émotion brute, la sensation, l'espace intérieur que chaque regard peut habiter à sa façon. Mon travail n'est pas une fenêtre sur le monde, c'est une porte ouverte sur ce qu'on ne sait pas encore nommer.
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Comment expliquer ton travail à quelqu'un qui n'y connaît rien ?
Je lui demanderais simplement de poser son regard, sans chercher à comprendre. Mes toiles jouent sur la matière, les textures, les couleurs — elles se vivent avant de se déchiffrent. Comme la musique, elles n'ont pas besoin de traduction pour toucher.
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D'où vient ton inspiration ?
De partout et de nulle part de façon prévisible. D'une lumière sur un mur, d'un silence pesant, d'une émotion qui cherche sa forme, d’une balade en nature, d’un paysage. La matière m'inspire aussi — parfois, c'est elle qui guide, et je n'ai plus qu'à écouter ce qu'elle veut devenir.
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Qu'est-ce que tu veux transmettre à travers tes œuvres ?
Une présence, un état d’esprit. Ce sentiment rare de se sentir traversé par quelque chose de plus grand que soi. Mes toiles ne racontent pas une histoire — elles créent un espace où chacun peut déposer la sienne.
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Comment sais-tu quand une œuvre est terminée ?
C'est l'œuvre qui me le dit. Il y a un moment où ajouter serait retirer — où la toile trouve son équilibre entre le geste et le silence. Ce n'est pas une décision rationnelle, c'est une évidence qui arrive, souvent à l'improviste. Et puis aussi, j’ai besoin de me dire que la partager est possible et peut être utile à quelqu’un.
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Combien de temps te prend la création d'une œuvre ?
Le temps qu'il faut. Certaines toiles se font en une journée, portées par une urgence intérieure. D'autres vivent dans l'atelier pendant des semaines voire des mois, revisitées, recouvertes, révélées par couches successives. Le temps et l’acceptation font partie de l'œuvre.
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Sur le processus créatif
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Comment travailles-tu ?
Je travaille par élan. Je commence souvent par poser de grandes zones de couleur — des aplats qui posent l'atmosphère — puis je viens y inscrire de la matière, des textures, parfois des traces de pastels ou des pigments purs. Chaque couche dialogue avec la précédente. C'est un processus lent, vivant, jamais tout à fait prévisible.
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Quelles techniques et matériaux utilises-tu ?
L'acrylique est ma base — pour sa rapidité de séchage qui permet la superposition. J'y intègre des techniques mixtes : pigments bruts, matières naturelles, parfois des éléments collés. Ce mélange crée des surfaces qui ont une vie propre, presque mouvante. Je cherche aussi à peindre avec des peintures naturelles ancestrales pour lesquelles j’ai été formée.
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Est-ce que tu improvises ou tu prépares tes toiles ?
Les deux, dans un dialogue constant. Je peux arriver à la toile avec une intention — une couleur, une sensation — mais c'est souvent la matière qui prend le dessus et oriente le tableau vers quelque chose d'inattendu. J'aime cet espace entre le contrôle et l'abandon.
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L'environnement influence-t-il ta création ?
Profondément. La lumière du jour, le silence ou le bruit de l'atelier, mon état intérieur — tout se dépose dans la toile sans que je l'aie toujours voulu. C'est ce qui fait que chaque œuvre est un instantané d'un moment vécu, même si on ne peut pas le lire à première vue.
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Sur la compréhension de l'œuvre
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Comment doit-on regarder un tableau abstrait ?
Lentement. Sans attente. Laissez votre regard se poser là où il est attiré — une texture, une couleur, une zone d'ombre ou de lumière. Ce que vous ressentez en premier est souvent plus juste que ce que vous cherchez à analyser.
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Dois-je comprendre quelque chose en regardant ton travail ?
Non. Et c'est peut-être ce qu'il y a de plus libérateur dans l'abstraction. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise lecture. Ce que vous y voyez ou ressentez vous appartient entièrement.
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Tes tableaux représentent-ils quelque chose de précis ?
Ils représentent des états, de la lumière, de la matière, d'une émotion à un instant donné. Pas une chose précise, mais quelque chose de réel malgré tout. La différence entre la figuration et l'abstraction, est parfois moins grande qu'on ne le croit.
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Sur mon parcours
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Comment as-tu trouvé ton style ?
Le style ne se choisit pas, il se révèle à travers les erreurs, les accidents heureux, les toiles ratées qu'on recouvre et qui deviennent autres. C'est un chemin qui n'est jamais vraiment terminé, et comme je n’aime pas la routine, je peux explorer plusieurs styles en parrallèle.
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Quels artistes t'ont influencé ?
Les maîtres de l’impressionnisme comme Monet pour le travail de la lumière, le douanier Rousseau pour ses compositions très colorées, Georgia O’Keefe pour son talent à traduire des émotions, plus récemment Rothko ou G Richter…
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Sur l'aspect pratique
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Où peut-on voir et acheter tes œuvres ?
Mes œuvres sont visibles lors de mes expositions, sur mon site web www.krissfro.com, sur les plateformes d’art Galléa et Art Majeur, et au fil de mes publications sur les réseaux sociaux. Chaque pièce est unique.
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Comment sont fixés les prix ?
Le prix tient compte essentiellement du format, des matériaux, du temps de travail. C'est une valeur juste, qui reconnaît à la fois le travail artisanal et la singularité de chaque pièce.
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Fais-tu des commandes personnalisées ?
Oui, avec plaisir avec la limite que je dois garder une certaine liberté pour m’exprimer avec authenticité. Une commande est une œuvre nouvelle, nourrie de vos envies, de vos couleurs, de votre espace, mais qui naît selon mon processus et ma sensibilité. Le résultat doit rester une surprise partagée.
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Comment entretenir une de tes œuvres ?
Chaque œuvre est livrée avec une Etiquette d’entretien. Idéalement, elles doivent être exposées à l'abri de la lumière directe et de l'humidité. Un époussetage délicat suffit. Mes œuvres sur toile n'ont généralement pas besoin de verre.
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